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Blanc Mont

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Descriptif :

A 5 km au nord du village de Sommepy-Tahure, direction St Etiennes à Arnes, s’élève le Blanc Mont qui culmine à 210 m en limite des Ardennes.
Cette tour carrée qui domine le plateau est haute de 20 m. Construite en pierres jaunes dites « cruchot » venant de Saône et Loire, elle est entourée de sapins datant du Second Empire. A son sommet, on découvre l’intérêt stratégique de ce lieu, point culminant des collines de Champagne.
L’ensemble du lieu, appartenant au territoire américain, représente une surface de 4ha50. Quelques marches conduisent sur une plateforme de 330m² entourée de 800 rosiers rouges.
Une ascension de 77 marches est nécessaire pour arriver au sommet. Par temps clair, le panorama permet d’apercevoir le fort de Douaumont et le massif de l’Argonne à l’est, les villages ardennais au nord et les deux camps de Suippes et Mourmelon. Au pied de la tour apparaissent les vestiges d’une tranchée allemande qui traverse cet espace sur 300m nord-sud.

Historique :

Après l’offensive du 15 juillet1918, perforant de 10 km les lignes allemandes dans la poche de Château Thierry, le maréchal Foch décide de ne pas laisser à l’ennemi le temps de se réorganiser. La 42ème Division américaine entre en ligne près de Souain avec les 13ème et 170ème Divisions françaises afin de stopper la dernière grande offensive allemande de la guerre.

Le 20 septembre, la 4ème Armée, avec le général Gouraud à sa tête, donne l’assaut sur la ligne des buttes, la 22eme division de Brest et Lorient reprend Navarin et le Mesnil. Quand a été déclenchée la contre-offensive alliée, les 2ème et 36ème Divisions américaines avaient été intégrées à la 4ème Armée française.

Le 4 octobre, la 2ème Division américaine, appuyée sur sa gauche par la 21ème Division française et sur sa droite par la 167ème Division française, s’empare de la crête du Blanc-Mont.
Elle est relevée par la 36ème Division qui s'est avancée vers le Nord jusqu'à l'Aisne.
En septembre et octobre 1918, trois régiments d'infanterie de la 93ème Division américaine participent aux côtés des 157ème et 161ème Divisions françaises à divers combats et à la prise de Ripont, de Séchault et de la Ferme de Trières.

Cette tour a été érigée en souvenir des combats de juillet et surtout de ceux du 3 au 9 octobre 1918 où furent tués 5000 officiers et soldats américains (la 5eme et 6eme division de marines et la 2eme division de l’armée de terre les avaient rejoint en octobre).

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Monument de Séchault

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Descriptif :

Ce monument se situe à l’entrée du village de Séchault, au croisement de la Départementale 6 et de la Départementale 382. Inauguré le 29 septembre 1997, il rend hommage au 369ème régiment d’infanterie de la 93ème division américaine, et plus particulièrement aux soldats tombés lors de l’offensive Meuse-Argonne du 26 septembre au 1er octobre 1918.

Historique :

Le 6 avril 1917, les Etats-Unis entrent officiellement dans le premier conflit mondial. Mais déjà présents au sein de la Légion Etrangère et de l’escadrille Lafayette, les américains s’étaient distingués comme d’admirables soldats.

Lors de l’offensive française du 26 septembre 1918 en Champagne, ces trois régiments de la 93ème division d’infanterie américaine (division formée de soldats noirs) étaient intégrés dans des divisions de la IVème armée française : la 369ème RI attachée à la 161ème DI, les 371èmeet 372ème RI à la 157ème DI. Ces divisions reçurent l’ordre d’attaquer sur un front s’étendant sur deux kilomètres, entre la butte du Mesnil et la main de Massiges.

Le 369ème RI fut amené à combler un intervalle dans la ligne de front et il s’empara du village de Ripont. Le 28 septembre, il prit pied sur le flanc sud du Signal de Bellevue (hauteur gauche entre Cernay-en-Dormois et Séchault) à l’issue d’un combat acharné. Les 371ème et 372ème RI furent engagés dans ces combats. Une partie des hommes passèrent la nuit à la bordure du village de Séchault. La ferme de Bussy fut occupée par le 372ème après la tombée de la nuit.

Le 29 septembre, la conquête du Signal de Bellevue ainsi que du Mont Cuvelet était achevée. Vers 15h00, le 369ème passa à l’attaque de Séchault, prit le village et se retrancha en périphérie.

Le 371ème passa à l’attaque depuis la ferme de Bussy et s’empara d’Ardeuil. Le 30 septembre, ce régiment prit la ferme de Trières. De son coté le 369ème attaqua et l’après midi il avait progressé d’environ 800 mètres au delà de Séchault. Ayant subit de lourdes pertes, il fut relevé pendant la nuit.

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Centre d'interprétation Marne 14-18

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Placé sur l’ancien front de Champagne, le Centre d’Interprétation Marne 14-18 offre une approche moderne et interactive de la Première Guerre Mondiale. Le visiteur part à la découverte du quotidien des poilus à travers sept espaces scénographiques, ponctués de photographies et de témoignages qui montrent toute l’intensité et l’horreur du conflit.

Des bornes biométriques permettent de suivre le parcours d’un personnage ayant vécu directement le conflit, témoignages émouvants de personnes confrontées aux bouleversements de la guerre et emportés par les évènements.

Un film inédit, adaptation de la correspondance de guerre de la famille Papillon, retrace le périple de trois frères de cette famille, Marcel, Lucien et Joseph partis au front en 1914 et de leur sœur Marthe, femme de service à Paris. Durant tout le conflit, ils vont échanger plus de 400 lettres rassemblées aujourd’hui dans un ouvrage intitulé « Si je reviens comme je l’espère ». Le film, composé d’images d’archives et de reconstitutions, présente un document original et fidèle à cette période.

La tranchée, véritable animation audiovisuelle, place le visiteur au cœur d’un terrible assaut. Les écrans qui l’entoure, les images projetées en amont, ainsi que les cris des soldats partant au combat et le vacarme des balles de mitrailleuses, rappellent l’horreur des combats.

Dans chaque salle, le visiteur retrouve une scénographie différente et des thèmes variés, comme le contexte de l’entrée en guerre, les grandes dates du conflit ou les différentes nationalités qui ont combattu en Champagne, mais aussi l’organisation des services de santé, les soins aux blessés, et la vie quotidienne des familles à l’arrière et des soldats sur le front. La visite se termine par le couloir d’après-guerre qui explique entre autres le contexte politique, la reconstruction des villages détruits ou la création des associations d’anciens combattants.

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Monument du 103eme R.I.

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Descriptif :

Ce monument est situé à l’entrée du village d’Aubérive. Il est formé d’un massif de granit, surélevé de quatre marches et surmonté de la Croix de Guerre. Il rend hommage aux « héros du 103e RI qui sont tombés glorieusement pour la France en septembre-octobre 1915 ». Sont inscrits sur les côtés les noms des 9 officiers et des 262 sous officiers et soldats tombés lors de l’offensive du 25 septembre 1915.

Historique :

Inauguré le 25 septembre 1922 par l’œuvre du souvenir du 103e RI, c'est-à-dire le Souvenir Français, le monument a souvent pris le nom de l’un des officiers, le Capitaine Prince Henry de Polignac, rémois d’origine dont la veuve a assisté aux cérémonies anniversaire jusque dans les années 1970.
A côté de ce monument, d’autres plus modestes ont été rassemblés lors du remembrement des terres agricoles. L’un d’entre eux porte le nom du premier soldat parachutiste de l’armée française, décédé accidentellement. Près de là, une borne Vauthier, n°77 porte le nom d’Aubérive.

chapelle de nauroy

Chapelle de Nauroy

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Descriptif :

La chapelle de Nauroy est une petite chapelle en pierre blanche. Elle fait office de Monument aux Morts. Le fronton, supporté par deux colonnes représente une femme en pleur sur fond de désolation. Cette chapelle est située devant les restes du cimetière et de l’ancienne église du village. Ce monument rend hommage au village détruit de Nauroy.

Historique :

En 1919, sur acceptation des maires, Nauroy et Moronvilliers ne sont pas reconstruits. Le territoire de ces deux villages est classé en zone rouge et racheté par l’état français. Une partie devient terrain militaire et le reste est revendu et progressivement remis en culture. En 1926, quelques familles décident de financer ce lieu de mémoire.
En 1950 les noms des deux communes sont rattachés aux communes les plus proches : Nauroy est rattaché au village de Beine, devenant Beine-Nauroy et Moronvilliers au village de Pontfaverger, devenant Pontfaverger-Moronvilliers.
Ces deux villages furent la plus grande partie de la guerre occupés par les soldats allemands. L’offensive française d’avril 1917 permit aux soldats français une légère progression, mais la conquête d’une partie des sommets fut difficile et les français réussirent à s’y maintenir mais au prix de lourdes pertes dans les deux camps. Cette partie du front était essentiellement composée de tranchées, réseaux de barbelés, abris bétonnés, souterrains et emplacements d’artillerie,…

Les monuments de SUIPPES

monument aux morts de suippesMonument aux morts de Suippes

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Descriptif :

Le monument aux morts de Suippes est l'œuvre du sculpteur Félix DESRUELLES. Il a été érigé à la fin des années 20 et inauguré en 1930.

Il représente une jeune paysanne venue se recueillir devant la tombe d'un poilu, au milieu d'un ancien champ de bataille, redevenu champ de blé. Sur la stèle est posé un casque Adrian. La paysanne tient une gerbe de blé et en a déposé une autre sur la tombe. Sous la scène, on peut lire: « Suippes à ses morts ».

Ce monument symbolise le deuil et la tristesse. La commune de Suippes a mis longtemps à l’ériger car la reconstruction des logements a été prioritaire.

Historique :

En France, la construction des monuments aux morts commence dans l’immédiat après-guerre, mais se prolonge tout au long du XXe siècle. 
A partir de 1919, une multitude de monuments portant l'épitaphe "Morts pour la France" ou d'autres inscriptions se dressent dans la plupart des communes françaises. Les monuments sont là pour rappeler le sacrifice des soldats et rendre hommage à ceux qui sont tombés au front. Ils sont subventionnés par l’État et en partie financés par les municipalités.
On fait parfois appel à de grands artistes, mais par soucis d’économie, les communes font souvent appel à des entreprises qui proposent des modèles sur catalogue.

 

monument a la memoire des caporaux de souain

Monument des Fusillés de Souain

Descriptif :

Le Monument à la mémoire des caporaux de Souain a été inauguré en 2007. Constitué de pierre blanche, il représente les quatre soldats attachés à leur poteau d’exécution. Trois d’entre eux ont les yeux bandés.
La réalisation de l’œuvre a été confiée au sculpteur Denis Mellinger dit Melden. Il s'est inspiré d'un dessin de Jacqueline Laisné, institutrice à Sartilly, commune de la Manche où la veuve du caporal MAUPAS, avait elle-même enseigné.
Le monument est situé près de l'Hôtel de Ville de Suippes où a siégé le 16 mars 1915 le conseil de guerre qui a condamné à mort les quatre caporaux. Il se trouve à l'emplacement d'un ancien appentis détruit en 1992, dans lequel les soldats ont été incarcérés avant d'être condamnés à mort puis fusillés.

Historique :

Le 10 mars 1915, les soldats de la 21e compagnie du 336e Régiment d'infanterie, reçoivent l’ordre d’attaquer les positions ennemies au nord du village de Souain. Mais, la préparation d’artillerie française, à cause d’une erreur de calcul, envoie les obus sur ses propres lignes. Les hommes épuisés par les attaques infructueuses et les pertes subies depuis plusieurs mois, refusent de sortir des tranchées. Suite à cela, le général RÉVEILHAC exige des sanctions. Il veut éviter des désobéissances dans les autres régiments

Le capitaine EQUILBEY reçoit alors l'ordre de transmettre une liste de noms à ses supérieurs : 6 caporaux et 18 soldats qui sont convoqués devant un conseil de guerre. Réuni le 16 mars dans une salle de la mairie de Suippes, le conseil acquitte deux caporaux et les soldats, et condamne à mort  les caporaux Louis GIRARD, Lucien LECHAT, Louis LEFOULON et Théophile MAUPAS, tous les quatre originaires du département de la Manche. Ils sont fusillés pour l’exemple à la Ferme de Suippes le lendemain, le 17 mars. Dans sa dernière lettre à son épouse Blanche, Théophile MAUPAS écrit : « Je n'ai rien à me reprocher, je n'ai ni volé, ni tué, je n'ai sali ni la réputation ni l'honneur de personne. Je puis marcher la tête haute ». 

Blanche Maupas, la veuve de Théophile Maupas, apprend par le maire de Sartilly, son village, le décès de son mari fusillé « pour l’exemple ». C’est alors qu’un long combat débute. Elle contacte la ligue des droits de l’Homme, demande l’aide des syndicats d’instituteurs, des associations d’anciens combattants, ainsi que des familles des autres fusillés pour la réhabilitation de son mari.

Après plusieurs demandes de réhabilitation restées vaines. Elle fait rapatrier le corps de Théophile en 1923, et en 1925 un monument aux fusillés de Souain est inauguré dans le cimetière de Sartilly. Les quatre caporaux de Souain ne seront finalement réhabilités par la Cour Spéciale qu’en 1934.

Aujourd’hui en France, peu de fusillés de guerre ont été réhabilités, environ une quarantaine sur 600. Cela s’est passé au cas par cas, à la demande des familles ou des communes, soutenues par les associations d'anciens combattants et par la Ligue française pour la défense des droits de l'homme et du citoyen et après de longues démarches.

chapelle russe

Chapelle Russe

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Descriptif :

Situé aulieu-dit " L'Espérance ", en bordure de l'actuel camp militaire de Mourmelon, le site de Saint-Hilaire-le-Granda été choisi pour honorer la mémoire des soldats russes tués sur les champs de bataille de Champagne. La Chapelle Russe a été construite et décorée par Albert Benois en 1936-1937. Le cimetière militaire russe rassemble les corps de 915 jeunes soldats russes appartenant aux deux brigades venues combattre sur le front occidental à partir 1916.

Historique :

Au terme d'accords signés en décembre 1915, la Russie tsariste a accepté d'envoyer en échange de matériel de guerre et de munitions, quatre brigades d'infanterie (soit 50 000 hommes), pour combattre aux côtés des troupes françaises et britanniques : la 2e et la 4e brigade dans les Balkans et sur le front de Salonique ; la 1ère et la 3e brigade sur le front français, en Champagne.

Après un périple de 30 000 km dont 60 jours en bateau, la 1ère brigade arrive à Mailly pour rejoindre ensuite le secteur de Suippes et d’Aubérive où elle fut remplacée par la 3ème brigade en octobre 1916.

Equipés par l’Armée Française, on peut distinguer les soldats russes par leurs casques Adrian flanqués d’un aigle à deux têtes. Les deux brigades sont présentes début 1917 au fort de la Pompelle et pendant l’offensive du Général Nivelle sur le Chemin des Dames à partir d’avril 1917, où elles vont subir de lourdes pertes.

La révolution Bolchévique de février 1917 crée des tensions au sein des deux brigades, entre les soldats dits loyalistes et les pro-bolchéviques. Retirés du front et affectés au camp Courtine dans la Creuse durant l’été 1917, ils connaissent des mouvements de mutinerie, que les troupes loyalistes réduisent par les armes.

Au moment de la signature de l’Armistice entre la Russie et l’Allemagne en 1917, les soldats russes présents en France ont le choix de s’engager dans l’Armée Française ou de devenir des travailleurs militaires. 400 officiers tsaristes décident de continuer le conflit, 11 000 soldats russes acceptent de travailler au service de l’Armée Française. 4 800 réfractaires sont envoyés dans des camps en Algérie.

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Nécropole du Bois du Puits

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Descriptif :

La Nécropole du Bois du Puits se situe sur la route départementale 931, sur l’ancienne voie romaine reliant Reims à Aix-la-Chapelle. Elle renferme les corps de soldats français, allemands et polonais. On compte 6425 soldats français, dont 2908 en ossuaires, 5359 soldats allemands et 385 polonais, dont 129 tués pendant la Première Guerre Mondiale.
Cette nécropole a été créée en 1920 pour le regroupement des petits cimetières de la zone comprise entre la Ferme des Marquises et la rive ouest de la Suippe, c'est-à-dire le secteur des Monts de Champagne. En 1927, elle est réaménagée : on y pose une entrée en pierre et on y plante des rosiers sur les tombes individuelles, mais qui ont aujourd’hui disparus.

Dans la partie polonaise de la nécropole, on peut distinguer deux monuments : un monument aux soldats polonais morts pendant la Grande Guerre, et un monument commémoratif polonais des 1ères et 2ndes Guerres Mondiales.

Historique :

À une centaine de mètres en avant du cimetière se trouvait le bois des guetteurs, qui était la première ligne française avant l’offensive d’avril 1917. Il s’agissait du seul endroit du front où une tranchée française dominait légèrement celles des allemands. A l’horizon, s’étendait la ligne des monts : le Mont sans Nom, le Téton, le Casque, le Mont Haut, ainsi que le Mont Blond et le Mont Cornillet.
Plus à l’est, vers Aubérive, la distance entre les tranchées était plus espacée. Cette zone, appelée « golfe » a été propice à de nombreux « coups de main ».

cimetiere du souvenir francais de laval sur tourbe

Cimetière du Souvenir Français de Laval-sur-Tourbe

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Descriptif :

Placé au nord du village de Laval sur Tourbe, ce petit cimetière privé inauguré en 1933, regroupe 40 tombes de soldats tombés lors des combats de Champagne.

Historique :

Créé en 1916 pour les morts du front tout proche et pour les blessés qui mouraient dans l’église du village transformée en hôpital, le cimetière de Laval sur tourbe comptait 549 tombes françaises et 16 allemandes en 1918.
A partir de 1919, l’Etat autorise le transfert des corps auprès des familles désireuses de rapatrier chez eux leurs défunts. Ceux qui sont appelés à rester sur place sont regroupés dans les grandes nécropoles nationales avoisinantes.
En 1922, dix-huit familles expriment la volonté, que leurs morts restent inhumés dans ce cimetière, à l’endroit où ils ont été conduits par leurs camarades. En 1924, elles acquièrent pour cela les 24 ares du cimetière pour la somme de 632 francs.
En 1929, elles font don de ce cimetière au Souvenir Français, accompagné d’une somme de 800 francs destinée à l’entretien du site, ainsi que 2000 francs versés à l’évêché de Châlons-sur-Marne pour un service annuel.
En 1933, y est transférée la stèle, édifiée en 1920 à Mesnil-les-Hurlus, à la mémoire du sergent Daniel Scheurer et de ses camarades du 170ème RI.

L’inauguration officielle du cimetière et de son calvaire, par le Souvenir Français, a lieu le 8 mai 1933. L’entretien du lieu sera assuré bénévolement pendant de longues années par les familles et les habitants du village. Le Souvenir Français en reprendra la charge en 1984.
Le cimetière de Laval compte donc aujourd’hui quarante soldats qui reposent dans ce coin de verdure.

necropole nationale de la 28eme brigade

Nécropole Nationale de la 28ème Brigade

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Historique :

Le cimetière de la 28e Brigade dit « du Père Doncoeur » fut créé à la sortie de la guerre en 1919. Paul Doncoeur au début du conflit est versé comme aumônier militaire à la 28e Brigade. Cette dernière regroupait deux régiments de Belfort le 35e RI dit des As de trèfle, et le 42e RI dit des As de carreau, il va les accompagner jusqu’en 1918. La 28e brigade va s’illustrer en Champagne du 25 au 28 septembre 1915 à l’endroit du cimetière. Elle va emporter la première ligne allemande et va même être une des rares à faire une brèche dans la seconde ligne, 3kms plus loin. Mais cet acharnement va lui coûter très cher. Les régiments vont perdre la moitié des leurs hommes. Une fois reformés et reposés, ils vont partir vers d’autres régions du front où d’autres combats vont les attendre. A la fin de la guerre, Paul Doncoeur va revenir en terre de Champagne sur ce lieu mythique et bouleversant et prononcera ces paroles célèbres lors de son arrivée sur le champ de bataille:

« J'ai vu, je crois, les aspects les plus horribles de la Mort durant la guerre. J'ai vu, dans les beaux blés de 1914, noircir sous le soleil d'un jour les premiers cadavres, j'ai vu, aux retranchements du fort de Vaux les vivants partager leurs abris avec des morts de 40 jours... Vous dirais-je que jamais mon cœur n'a souffert comme six mois après l’Armistice, quand revenant en champagne aux lieux de nos grandes batailles, devenus silencieux et déserts, j'ai dû voir, laissés depuis quatre ans au grand soleil de Dieu, a même le sol où ils étaient tombés, nos camarades de 1915.……….Oubliés! »

 

La terre de la zone des combats est devenue une terre morte. Seules des familles errent encore sur le terrain à la recherche d’un fils disparu. La France se donne pour priorité de remettre en marche l’économie des territoires existants et la zone de l’ancien front est abandonnée et avec elle, les soldats qui ont permis à cette même France de rester libre. En avril 1919, Paul Doncoeur décide de retrouver ses morts et de construire un monument à leur mémoire.

Son projet recueille l'enthousiasme.

Deux, trois, puis dix  volontaires encore sous les drapeaux acceptent de reporter leur démobilisation pour construire ce monument. Le 2 mai le petit groupe arrive sur les lieux. Aux dix volontaires du 35è et du 42è, s'ajoutent une douzaine de prisonniers autrichiens dont un charpentier qui leur sera très utile. Un camp est monté. Il est baptisé "le Toutim''. L’équipe va vivre cinq mois en symbiose dans des conditions spartiates et bon enfant. Ils vont d’abord relever puis identifier les morts dispersés sur le champ de bataille dont bon nombre n’avaient encore aucune sépulture. Puis ils vont les inhumer, leur accordant le repos en ce lieu où ils ont donné leur vie. La vie du camp s’organise. Le groupe loge dans des cabanes faites de tôles récupérées et se nourrit de la chasse aux lapins. Lors de la visite d’une journaliste, ils l’accueillent au camp et lui font manger du civet. Ils lui avoueront à la fin du repas qu’elle a mangé du chat sauvage. Son article va susciter de la compassion et des dons vont affluer de toute l'Alsace pour ces pauvres malheureux soldats contraints à manger du chat. Le financement du monument est alors assuré. Les pierres de la croix et des tombes sont taillées dans les carrières de Euville en Lorraine. Le colonel Tesson du 35e RI est enterré face à la croix, entouré de ses quatorze commandants de compagnie, et des 159 officiers, sous-officiers, caporaux et soldats qui ont été retrouvés. Les 34 croix marquent l'emplacement des fosses communes qui regroupent 775 autres corps.

Le monument est inauguré le 25 septembre 1919 par le Général PETIT et Monseigneur Tissier. Lors de la création des cimetières nationaux vers 1920 et de la suppression des multiples cimetières de guerre des régiments, celui-ci est un des rares à rester témoin du sacrifice d’une brigade unie dans la mort. Malheureusement il y a 40 ans, le service des sépultures a séparé la brigade en déplaçant ceux qui se trouvaient sous les grosses croix vers les ossuaires du cimetière de Souain « la Crouée ».

Ce monument est d’un style qui rappelle les cromlechs celtiques, pierres élevées en cercle pour rappeler le sacrifice suprême. Deux autres monuments se trouvent maintenant réunis sur ce lieu, celui du 60e RI et celui du 44e RI, dont les plaques ont été données par le père d’un soldat tué qui était fondeur.

 

 

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Cimetière Militaire Allemand de St-Etienne à Arnes

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Descriptif :

Dans cette nécropole reposent 12 541 soldats allemands, dont 7541 en tombes individuelles indiquées par des croix noires en fonte, et 5000 en ossuaires. On peut y voir également une croix monumentale et un monument sur le côté du cimetière. Ce dernier est l’œuvre de sculpteurs qui appartenaient à la 18ème division d’infanterie et dont les camarades furent enterrés là entre 1915 et 1918.

Ce monument est caractéristique de l’art allemand de l’entre-deux-guerres, marqué par un ensemble massif et une certaine rigidité dans le personnage.

Historique :

Pendant le conflit, les Ardennes sont occupées. Saint-Etienne-à-Arnes se trouve du côté allemand. Un cimetière militaire est créé dès 1915, quand l’armée française tente une percée du front à la Ferme de Navarin. Il s’agit alors d’un cimetière provisoire. Il ne sera aménagé qu’après le conflit.

Le Traité de Versailles, signé le 28 juin 1919, place les cimetières allemands sous la tutelle de l’administration française. Ce n’est qu’en 1926 que leur entretien passe à la charge de l’Allemagne. Le Volksbund Deutsche Kriegsgräberfürsorge, association créée en 1919, est chargée par le gouvernement allemand d'entretenir les sépultures de guerre.
C’est en 1926 qu’est adopté l’emblème de l’association représentant 5 croix noires et que l’on retrouve sur les panneaux qui signalent les lieux de sépultures. Ce motif est inspiré d’une photo parue en 1921 à la une de la revue de l’association Stimmeund Weg, représentant quatre tombes allemandes d’un cimetière polonais.
L’association allemande arrête son activité pendant la période nazie, et ne reprendra sa mission qu’à partir de 1946. Leur mot d’ordre est : « Réconciliation sur les tombes – Travail pour la paix ». Ils associent largement la jeunesse à leurs travaux, par l’intermédiaire de camps de jeunes allemands en France.
Un premier traité franco-allemand sur les sépultures de guerre est signé le 23 octobre 1954, permettant de commencer les travaux d'exhumation, de transfert et d’inhumation des soldats morts au cours de la Seconde Guerre Mondiale. Le second traité est signé le 19 juillet 1966 et prévoit l'extension des cimetières de la Première Guerre Mondiale et la création du Service pour l'Entretien des Sépultures Militaires Allemandes à Metz. En France, près de 150 ouvriers entretiennent alors les sépultures.

A Saint-Etienne-à-Arnes, durant les étés de 1961 à 1963, des camps de jeunes allemands s’organisent pour remettre en état le cimetière, mais également créer des liens amicaux avec les villageois. Depuis cela, des échanges ont lieu régulièrement afin de commémorer la réconciliation par-dessus les tombes.

necropole nationale de la crouee

Nécropole Nationale de la Crouée

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Descriptif :

Le cimetière de « la Crouée » est le troisième plus grand cimetière militaire 14-18 de France. Plus de 30 734 corps français y reposent dont 9050 seulement ont pu être identifiés et enterrés en tombes individuelles. Les 21 684 soldats inconnus sont regroupés dans 8 ossuaires.

Créé en 1919 et aménagé jusqu’en 1924, ce cimetière regroupe les corps exhumés de centaines de petits cimetières, tombes et fosses communes des secteurs de Souain, Tahure, Perthes les Hurlus, Beauséjour, le Mesnil-lès-Hurlus, Hurlus, St Hilaire le Grand, St Souplet, Ste Marie à Py, Manre, et Suippes.

Historique :

Dès le début du conflit, les offensives menées par les belligérants laissent sur chaque champ de bataille, des milliers de morts à chaque attaque. Dans un souci d’hygiène, les Etats-majors doivent rapidement s’occuper des corps. Enlisé dans une guerre de position, chaque régiment crée son propre cimetière juste derrière la première ligne de front.

 Au début de la guerre, la tombe individuelle est le propre de l’armée allemande ; il n’en est pas de même pour l’armée française pour qui la fosse commune est de règle. La peur des soldats de mourir seuls, abandonnés entre les lignes et portés disparus, est latente. Elle les conduit à transgresser les consignes et à inhumer chaque fois que cela est possible, leurs camarades en tombes individuelles. Sous la pression des familles à partir de fin 1915, les soldats seront inhumés autant que possible en sépultures individuelles. L’Etat accordera au soldat une concession perpétuelle et individuelle dans les cimetières militaires de la zone armée. Mais les familles réclament de plus en plus le retour du corps du soldat dans sa commune natale. De 1915 à 1921, 240 000 corps sont restitués à leur famille, soit 30% des sépultures de combattants identifiés. Devant le coût que cela représente, l’Etat se montre réticent. Plusieurs cas de profanations sont connus en 1919 : des familles qui, la nuit, retournaient chercher le corps de leurs fils, frère ou mari. Mais ces cas restent très marginaux.

L’identification des soldats tombés sur le champ d’honneur s’effectue grâce à leurs plaques d’identité (les soldats, en théorie, en portent deux : l’une pour établir le procès verbal du décès, l’autre pour identifier le corps en cas d’exhumation ultérieure). Mais bien souvent il n’y en a qu’une seule, qui une fois enlevée pour le procès verbal, laisse le corps non identifié par la suite.  Les soldats identifiés sont inhumés dans une tombe individuelle. Ceux dont l’identité reste inconnue sont regroupés dans les ossuaires. Dans les tranchées, leur nom écrit sur la croix de bois à la craie ou au crayon, est vite effacé avec les intempéries. Ceci explique que de nombreux soldats identifiés pendant la guerre sont vite devenus inconnus. Les soldats plaçaient parfois dans la tombe une bouteille dans laquelle se trouvait spécifiée l’identité de la personne.

La Commission nationale des sépultures militaires françaises est créée dès le lendemain de la guerre. Ce service mène une politique active d’identification et de regroupement des tombes au sein de grandes nécropoles. La tâche est immense et, six mois après l’Armistice, les soldats sont encore à même le sol où ils sont tombés. Chaque nécropole regroupe les sépultures de petits cimetières de régiments ; les ossements trouvés ou les corps non identifiés sont réunis en ossuaires. On trouve quatre types de stèle : la croix chrétienne, la stèle musulmane, la stèle israélite et la stèle libre penseur.

 Les cimetières militaires français sont entretenus par le service des nécropoles de l’Etat. Certains monuments et quelques rares cimetières comme celui de Laval sur Tourbe sont pris en charge par le « Souvenir français ».

Un cimetière allemand se trouve accolé à l’arrière de la nécropole française. 13 786 soldats allemands y reposent dont 11 322 placés en ossuaires. Le peintre expressionniste August Make tué le 26 septembre 1914 à Perthes les Hurlus est inhumé dans un des ossuaires. Il est curieux de constater que les cimetières allemands de la zone du front sont souvent accolés aux cimetières français abolissant ainsi la différence dans la mort.

 

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Main de Massiges

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Historique :

Les régiments du Corps d’Armée Coloniale poursuivant les Allemands en retraite après la bataille de la Marne s’arrêtèrent en Champagne le 14 septembre 1914 devant une hauteur d’où l’ennemi leur faisait tête de toutes ses armes.

Cette position paraissait formidable, elle était anonyme sur les cartes et son contour rappelait grossièrement une main. Le village le plus proche s’appelait Massiges : la Main de Massiges était née dans le vocabulaire des ordres et des comptes rendus locaux.

Les chaînons qui s’en détachent sont des doigts de la Main : l’annulaire, le médius, l’index et le pouce ; auxquels le besoin d’un nom supplémentaire a fait ajouter le faux pouce. Une éminence à l’origine commune du médius et de l’index s’est appelée « la verrue » ; le sommet de la position coté 199 est devenu le Mont Têtu ; une excavation (carrière de craie) située à l’extrémité Sud-Est de la hauteur a reçu le nom de cratère (cote 191).

Les Allemands attachaient à la possession de la Main de Massiges l’importance qui en résultait de son site dominant la vallée de l’Aisne et les hauteurs à l’ouest. Sa situation géographique en faisait un point d’appui précieux pour la liaison des deux fronts de l’Argonne et de la Champagne.

Les troupes arrêtées devant la Main de Massiges ne pouvaient croire que l’ennemi leur faisait tête avec l’intention de résister sur place. Les Allemands s’empressaient de s’installer, de fortifier leurs positions et de les entourer de fils de fer.

L’infanterie coloniale perdra des milliers d’hommes durant les terribles combats de 1914-1915.

A partir de 1916, le secteur est plus calme, on se bat à Verdun. Mais cela n’empêche pas les actions locales, les « coups de mains » et bien évidement les bombardements journaliers.

Il faudra attendre l’offensive libératrice du 26 septembre 1918 pour que la position de la Main de Massiges soit enfin dégagée.

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Nécropole Nationale du Pont de Marson

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Descriptif :

Sur un terrain de plus de 4 hectares sont regroupés les corps de plus de 21 000 combattants morts pour la France pendant la Grande Guerre, essentiellement Français, sauf 25 Tchèques et 2 Serbes. Un seul soldat français tué pendant la seconde guerre mondiale y repose. La Nécropole Nationale du Pont du Marson – Minaucourt Le Mesnil les Hurlus est par son importante superficie la deuxième de la Marne, elle comporte 6 ossuaires et 9100 croix. Une rangée de croix « in mémorian » permet d’inhumer les corps encore découverts de nos jours. Un monument dédié aux héros de la Grande Guerre y a été érigé pendant la guerre avec les pierres provenant des ruines de l’Église de Massiges.

Historique :

Dés 1915 sur ce lieu est créé un cimetière de guerre. Au cours des années 1920 y ont été regroupés 32 autres cimetières provisoires de cette zone, les tombes isolées sur les lignes de Beauséjour à Ville sur Tourbe et tous les corps retrouvés au hasard des travaux de remise en état du terrain. La dernière grande réfection a eu lieu en 1996/1997 suite aux dégâts provoqués par une tornade, la presque totalité des sapins entourant le cimetière ayant été abattue, brisant de nombreuses croix. Elle a donné naissance au paysage actuel qui ne fait que renforcer l’impression ressentie devant la profusion de croix blanches.

Anecdotes / Témoignages :

La difficulté de la relève des sépultures provisoires restées au milieu des combats pendant toute la guerre a donné à cette nécropole un caractère particulier. Sous de nombreuses croix reposent plusieurs corps, jusqu’à 5, qu’il a été impossible d’identifier. Les renseignements sont alors très incomplets, parfois une seule lettre du nom et souvent la mention « et un inconnu » s’ajoute au nom d’un ou plusieurs héros que la mort a réunis à tout jamais. De même les chiffres exacts ne peuvent être certifiés car de nombreux corps trouvés pendant certaines périodes n’ont pas été dument enregistrés, eu égard à la fréquence importante des découvertes. Les travaux de relève sur le terrain ont été faits par une main d’œuvre Indochinoise ou Chinoise, que l’on avait fait venir pour le soutien logistique des unités de combats pendant le conflit, eux-mêmes ayant payé un lourd tribut à la guerre.

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Monument aux Morts des Armées de Champagne de Navarin

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Descriptif :

Le monument Navarin est composé d’une pyramide de béton et de grés rose. Il est surmonté d’un groupe de trois statues en pierre, œuvre du sculpteur Maxime real del Sarte, qui représente à la demande du général Gouraud, trois soldats au combat :

  • Le soldat au centre a les traits du Général Gouraud, lui-même,
  • Le soldat de droite a les traits de Quentin Roosevelt, neveu de Théodore Roosevelt, mort pour la France le 14 juillet 1918 près de Cambrai,
  • Le soldat de gauche a les traits du frère du sculpteur Real del Sarte, tué sur le Chemin des Dames pendant la première guerre mondiale.

Sur le socle du monument ont été inscrits les numéros des divisions qui ont combattu en champagne.
A l’intérieur du monument se trouve une chapelle dont les murs sont tapissés de stèles et de plus de 1000 plaques commémoratives apposées par les familles des soldats disparus.

Dans la crypte, on découvre des cuves funéraires dans lesquelles ont été déposés les restes de 10 000 soldats, la plupart anonymes, tombés au cours des combats de champagne.

Au centre de l’Ossuaire de Navarin se trouve la sépulture du Général Gouraud. Les dernières volontés du Général, décédé en 1946, étaient d’être inhumé au milieu des soldats qu’il avait commandés. Son chef d’Etat-Major, le Général Prételat, décédé en 1969, repose à ses côtés.

Les Monument aux Morts des Armées de Champagne a été inauguré en 1924 par le Général Gouraud, alors gouverneur militaire de Paris, qui avait commandé la IVème Armée de Champagne en 1916, puis à nouveau de juin 1917 jusqu’à la victoire de novembre 1918. C’est lui qui créa et qui présida le comité chargé de recueillir les souscriptions et d’ériger sur les hauteurs de la ferme de Navarin, un monument dominant les champs de bataille où s’étaient déroulés les combats les plus acharnés.

La Ferme de Navarin désigne une ancienne ferme-auberge située sur le bord de la route conduisant dans les Ardennes, la Ferme de Rougemont, que le fermier aurait ainsi rebaptisée après avoir participé en 1827 à la bataille navale à l’issue de laquelle la flotte turque fut détruite par les escadres française, britannique et russe, lors de la guerre d’indépendance de la Grèce.

 

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Sommepy-Tahure

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Descriptif :

Le village de Sommepy-Tahure se nommait à l’origine uniquement Sommepy, ce qui signifie « La source de la Py », petit cours d’eau qui prend sa source dans le village. Le nom de Tahure vient quant à lui du nom d’un village détruit pendant la guerre 14-18 et dont les ruines se trouvent aujourd’hui dans le camp militaire de Suippes.

Historique :

Le village a été profondément marqué par la Grande Guerre. L’Allemagne déclare la guerre à la France le 3 août 1914, et dès le 15 août, les premiers réfugiés belges arrivent à Sommepy, suivis rapidement par les Ardennais. Puis ce sont les troupes allemandes qui font leur entrée dans la commune le 2 septembre. Quand ils la quittent le 4 septembre, environ un tiers des maisons ont brûlé.

Après la bataille de la Marne, les troupes allemandes qui reculent reviennent à Sommepy et font évacuer le village. Les habitants sont évacués par train vers les Ardennes.

Sommepy se situe côté allemand à quelques kilomètres des tranchées et sera occupé pendant les quatre années de guerre.

La libération est permise en septembre 1918, lors de l’offensive de l’armée du Général Gouraud. Le 26 septembre, les Français réussissent à percer les lignes allemandes, pourtant solides puisque appuyées par une ligne de défense naturelle faites de buttes. Le village est entièrement libéré le 28 septembre 1918. La 2ème division d’infanterie du corps des marines américains prête ensuite main-forte aux troupes françaises et délivre le reste du territoire de la commune, le 2 octobre 1918, lors de la bataille du Blanc-Mont.
Ce n’est qu’en 1919 que les premiers habitants reviendront dans leur village.

Les violents combats qui y ont eu lieu, ont occasionné de nombreuses destructions dans la commune. Le sous-lieutenant L’Huillier, originaire de Sommepy, va se rendre aux Etats-Unis dans le but de récolter des fonds pour la reconstruction du village. En effet, ce sont les troupes américaines qui ont permis la libération en 1918. En 1920, le sous-lieutenant y anime des conférences et le Comité du Sommepy Fund est créé. Ce comité va financer une partie de la reconstruction du village et notamment la mise en place d’une salle mémoriale franco-américaine dans la mairie. Celle-ci sera inaugurée le 19 novembre 1925, en présence de l’ambassadeur des Etats-Unis. Elle est encore visitable aujourd’hui sur demande.

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Monument de la Bataille des Monts de Champagne en 1917

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Descriptif :

Ce monument se situe au croisement de la route départementale 931 et de la départementale 34. Cette table de grès rose est décorée d’un côté par une tête de mort casquée accompagnée de l’inscription « aux héros et martyrs des offensives d’avril 1917 », et de l’autre côté par une plaque de céramique représentant un poilu tombé dans les barbelés et réalisée d’après l’artiste peintre André Lagrange. Le monument a été érigé en 1957 par le Comité du Souvenir du VIIIe Corps et la Fédération de « Ceux de Verdun ».

Autour du monument, se trouvent des bornes portant les numéros des régiments suivants : 27e, 85e et 95e RI, 1er et 37e RAC, ainsi que la borne Vauthier n°48. A 1500m à l’ouest, une petite stèle marque l’emplacement du boyau « Eugène ». A 1500m à l’est, une grande croix en bois rappelle un ancien cimetière allemand.

Historique :

L’attaque des Monts de Champagne, dont l’objectif principal est la prise des sommets, places fortes pour les allemands, est une demi-victoire. En effet, en quelques jours les troupes françaises libèrent le village d’Aubérive et occupent le Mont sans Nom, le Mont Cornillet, le Mont Blond, le Perthois et le Mont Haut. Malheureusement, elles ne peuvent atteindre le Casque et le Téton.

Cette bataille fait partie de la tristement célèbre offensive Nivelle du Chemin des Dames. Le terrain durement conquis lors de cette attaque en Champagne sera conservé puis évacué stratégiquement le 15 juillet 1918 et permettra l’arrêt de la ruée allemande sur l’ancienne ligne de front lors du friedensturm. Ce sera la clef de la 2ème victoire de la Marne.

vierge aux abeilles

Vierge aux Abeilles

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Descriptif :

Placée au nord du village de Massiges, la vierge trône sur un socle où une plaque rend hommage aux enfants de Massiges, morts pour la France.

Historique :

Sans doute érigée vers 1854, par la population de Massiges, en reconnaissance de la protection apportée au cours d'une épidémie de choléra, cette statue en fonte réalisée par les fonderies A. Durenne en Haute-Marne, représente la Vierge Marie, les bras tendus comme pour accueillir et protéger tous ceux qui l'approchent.
Prise dans la tourmente des combats dès septembre 1914, elle resta toujours debout parmi les combattants. D'abord, malgré la destruction de son socle, elle resta près de son emplacement, au milieu des abris sommaires des combattants du Corps d'Armée colonial de la IVe armée française, jusqu'en septembre 1915.
Après la grande offensive de Champagne engagée du 25 septembre au 6 octobre 1915, elle fut placée, appuyée contre un support de fortune, au milieu du cimetière militaire provisoire situé au bas de la Main de Massiges, à quelques centaines de mètres plus au nord, sur le terrain conquis de haute lutte.
Au cours de son séjour dans ce cimetière, elle reçut une balle en plein cœur, et offrit protection à un essaim d'abeilles qui prit place à l'intérieur de ce refuge. C’est la seule blessure qu'elle ait reçu au cours de la guerre, malgré la violence des combats qui durèrent 4 ans tout autour d'elle.
Après le conflit, malgré différentes péripéties les abeilles restèrent. Le 31 mai 1931 la vierge retrouva sa place sur le socle refait en partie avec les anciennes pierres, sur l'emplacement d'origine. Les abeilles suivirent.
Le 12 avril 1970 cette statue fut officialisée "Monuments aux Morts" de la commune de Massiges.
C'est à cette époque que les abeilles quittèrent ce havre de paix, sans doute car la mission de la statue était accomplie.

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